Une plongée dans les abysses d’une mémoire poétique oubliée, une tentative d’écriture de résurrection, une recherche de longue haleine qui a débuté en Kanaky Nouvelle-Calédonie.

En interrogeant le souffle primordial de l’art de la parole kanak, une parole s’est incarnée et dans la langue française devenue le minerai de métamorphose, de son origine autochtone est née une langue vernaculaire d’écriture.    

Ce sont les paroles qui font l’épopée, le chant, le récit généalogique, l’escalade géologique dans les failles des oralités dispersées et des imaginaires nouveaux comme anciens.

Être habité de toutes les écritures sans paroles et de toutes les paroles sans écritures, c’est écrire en parole qui respire.

Préface de Loïc Céry

Denis Pourawa, poète kanak, a publié Entre voir les mots des murs (Éditions Grain de Sable et L’Herbier de feu, 2005) ; La Tarodière (Éditions Vents d’ailleurs, 2010) ; Ton âme corail (Éditions de l’Aigrette, 2023).

Cet essai veut proposer une réflexion approfondie sur la pensée glissantienne de la Relation, appliquée spécifiquement au contexte libanais. Initié à deux voix, le livre se meut en dialogue, puis débouche sur un « nous » pluriel et poétique, incarnant précisément la logique de la Relation conçue par Glissant. L’ouvrage veut contribuer ainsi à une lecture renouvelée du Liban contemporain à travers le prisme de la pensée poétique et critique d’Édouard Glissant. [Lire la suite]

Alain E. Andrea est docteur en pharmacie, diplômé de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Récipiendaire de la prestigieuse bourse Goodman, il mène des travaux de recherche en oncologie et neurosciences à la Faculté de pharmacie de l’Université Laval au Québec. En parallèle à sa carrière scientifique, Alain E. Andrea est également musicologue et chroniqueur musical, et co-dirige avec Loïc Céry, la collection « Musicologie » aux Éditions de l’ITM.

Loïc Céry, spécialiste de littérature française et comparée, a créé en 2018 le CIEEG, Centre international d’études Édouard Glissant au sein de l’Institut du Tout-Monde. Spécialiste de Saint-John Perse et d’Édouard Glissant à qui il a consacré de nombreuses études, il a fondé les revues La nouvelle anabase en 2006 chez L’Harmattan et Les Cahiers du Tout-Monde qu’il dirige aux Éditions de l’ITM.

Recueil de six grands poèmes :

ÉCRITURES

L’ONDE PROMISE 

À LA SUITE DES VENTS

INSURRECTION

SUR LA BUÉE DU CHEMIN

UN ROMAN DE PORCELAINE 

Jean-Denis Bonan est cinéaste, documentariste, plasticien et écrivain. Il a publié son premier recueil poétique, Meutes, en 2021 aux Éditions Abstractions et Et que chaque lame me soit cri en 2022 aux Éditions de l’Institut du Tout-Monde.

NOUVELLE ÉDITION REVUE ET AUGMENTÉE

Cette biographie nous donne à voir en particulier la relation de Baldwin à la France, depuis ses années parisiennes jusqu’à son installation en Provence. On y croise une galerie des célébrités artistiques et intellectuelles de l’époque, habitués de la maison de Saint-Paul : entre autres Yves Montand, Simone Signoret, Miles Davis, Nina Simone, César, Sidney Poitier, Harry Belafonte, Ray Charles, Marguerite Yourcenar, Françoise Sagan… C’est d’ailleurs en visitant cette maison de Saint-Paul-de-Vence en 2001, avec tous les objets encore présents de l’écrivain, livres, disques, photographies et meubles (elle eut la chance de photographier abondamment cette maison aujourd’hui disparue), que Sophie Haluk eut le désir de découvrir plus intimement l’homme et son parcours ; et d’interroger à Saint-Paul certaines personnes encore vivantes qui l’avaient connu et aimé. Une enquête minutieuse rehaussée par la profondeur des témoignages recueillis, la restitution de l’itinéraire de lutte politique, d’engagement intellectuel et d’abnégation littéraire de l’un des géants de la littérature américaine.

Sophie Haluk est journaliste et musicienne. Elle a vécu à New York, en Côte d’Ivoire, et a effectué de nombreux séjours au Liban. Journaliste de presse écrite et photographe, elle a réalisé plusieurs documentaires pour France Culture. Elle enseigne aujourd’hui le piano au conservatoire Nina Simone de Romainville et anime l’émission de radio Odyssées immigrées sur Aligrefm. Sa fréquentation passionnée de l’œuvre de James Baldwin ne l’a plus quittée depuis plus de vingt ans.

Pour cette cinquième livraison de la revue du CIEEG (Centre international d’études Édouard Glissant, au sein de l’Institut du Tout-Monde), deux bornes temporelles dans la diffusion et la réception de l’œuvre de Glissant. Sans succomber au réflexe souvent lénifiant des commémorations, il s’agit de prendre acte et mesure de ces soixante ans qui nous séparent de la publication du grand roman de l’histoire antillaise, Le Quatrième Siècle, en 1964, et des cinquante ans de la publication en 1975 du roman le plus déconcertant de l’écrivain, Malemort. À l’aune d’études critiques attachées aux textes et à leur retentissement il s’agit en effet de mesurer ce qui, dans l’œuvre fictionnelle de Glissant autant que dans la relecture que nous pouvons en avoir aujourd’hui, fonde en ces deux narrations si marquantes, des tournant dans l’ordre littéraire autant que pour la pensée de l’écrivain.